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FIFAK, entre 7ème art et 7ème ciel

Une fois par an se tient le Festival International du Film Amateur de Kelibia et ce, depuis 1964. Ce qui fait de ce festival, la plus ancienne manifestation cinématographique dans le continent africain. La 33ème édition s’est tenue du 12 au 18 août 2018 regroupant des court-métrages amateurs issus de 29 pays.

L’espace d’une semaine Kelibia, la douce, la paisible, a vibré au rythme du cinéma, des projections, des débats et des ateliers. Poésie à tous les coins de rue, insoutenable légèreté et insouciance. Plateforme d’échange et de partage,  dans le marasme culturel d’un pays avare en productions cinématographiques de qualité, le FIFAK est l’occasion de visualiser cette jeunesse créative en pleine ébullition, avec peu de moyens mais infiniment de volonté et de fougue.

Mention spéciale à Youssef El Béhi, un des fondateurs de lintellectuel.com, qui a coréalisé avec Halim Jerbi l’excellent court-métrage L’Offrande qui leur a valu le Faucon d’Or 2018.

Adaptation cinématographique de l’acte III, jamais écrit, de la célèbre pièce de Samuel Beckett, En attendant Godot. Les jeunes réalisateurs ont en effet, imaginé l’arrivée de Godot. Vladimir et Estragon, s’apprêtant à se pendre, reçoivent la visite inopinée de Godot, lui-même. Entité mi-vivante, mi-inerte. Mi-divine, mi-mortelle. Horreur et absurdité. Jeu d’acteur intense, ambiance anxiogène. Ce court-métrage est une incitation à la réflexion, à questionner le dogme, à bousculer la perplexité. L’Offrande a réussi l’exploit de rester fidèle au récit originel et d’exprimer cinématographiquement un langage théâtral. Bon vent !

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