Actualités Santé

Le choléra en attendant la peste

La presse internationale reprend les sources officielles algériennes: Une quarantaine de cas de choléra confirmés à Alger dont un ayant occasionné le décès.

Quand on connait la vitesse de propagation de cette maladie, on a toutes les raisons de craindre une contagion prochaine à l’intérieur des frontières tunisiennes. Le Maghreb Arabe est définitivement uni pour le pire en attendant le meilleur.

Conscientes de ce risque, les autorités tunisiennes, via le Ministère de la Santé, ont incité la population à prendre les mesures préventives qui s’imposent, notamment d’éviter de s’approvisionner en eau de sources ou de provenance douteuse. Même si le Ministère souligne que pour l’instant, aucun cas de choléra n’a été notifié en Tunisie.

Infection intestinale aiguë due à une bactérie, le vibrion cholérique, le choléra est une maladie liée au péril oro-fécal. Même si le nom nous évoque des époques lointaines, il sévit bel et bien encore par épisodes, à l’état épidémique, dans plusieurs pays en voie de développement.

En cas d’infection, les symptômes les plus fréquents sont des diarrhées aqueuses et abondantes et des vomissements avec ou sans douleurs abdominales, pouvant entraîner la mort par déshydratation, surtout dans sa forme grave classique.

Le traitement est essentiellement préventif mais une fois déclarée, on peut venir à bout de l’infection et éviter une évolution fatale par une réhydratation adaptée.

Toujours est-il, la précarité écologique en Tunisie, surtout dans les régions frontalières avec l’Algérie, laissent présager le pire.

Espérons que la Tunisie arrivera à endiguer cette épidémie qui menace le pays avant sa déclaration et qu’on pourra éviter le pire.

Dans le même contexte

Fuir le pays comme la peste

Abdessmad Cabet

Le bonheur au-delà des indicateurs économiques

Mejdi Mtir

Le fils maudit, a-t-il tué le père ?

Naru
Chargement...