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Le spleen du dimanche soir et le Blue Monday

Que l’on ait cinq ou cent ans, que l’on soit chômeur ou chef d’entreprise (à moins que l’on soit coiffeur, bien entendu), que l’on aime ce que l’on fait ou que l’on soit dégouté par son métier, que l’on soit en congé ou en burn-out, qu’on le passe au lit, devant la télé ou que l’on soit dans un voyage sur une ile paradisiaque, il est un état d’âme universel. Toute la planète, partage le même cafard, la même peur, le même spleen, le dimanche soir.

Plus sérieusement, plusieurs études rapportent qu’à peu près la moitié des personnes en souffrent.

Il s’agit d’un sentiment de peur indéfini, de crainte démesurée du début de la semaine qui s’annonce.

Des explications scientifiques ? Il peut s’agir de personnes supportant mal le changement de rythme, le dimanche étant la journée nationale du pyjama, où la notion de temps intériorisée tout au long de la semaine est complètement perturbée. Le dimanche, il est toujours trop tôt ou trop tard pour meubler son temps par une activité qui vaut la peine d’être vécue.

Il peut également s’agir d’une manifestation d’un trouble anxieux. Le dimanche, on a assez de temps pour se préoccuper de ce qui nous attend durant la semaine qui vient.

Enfin, d’autres personnes ont du mal à faire le deuil de leur weekend qui touche à sa fin sans qu’ils n’en aient réellement profité.

Quant à la notion de « Blue Monday », il s’agissait à l’origine, c’est à dire depuis 2005, d’une appellation qui désignait plutôt le jour le plus déprimant de l’année qui coïncidait avec le troisième lundi de janvier. Ce concept, c’est par la suite généralisé pour confondre tous les lundis de la semaine.

D’ailleurs, le blues du lundi n’est pas une légende urbaine comme le montre cette étude rétrospective sud-coréenne publiée en janvier 2018 qui a quand-même inclut 188.601 suicides et qui a conclu, que le lundi coïncidait avec un pic de fréquence des suicides et que cette tendance était d’autant plus prononcée pour les adolescents et les jeunes de la vingtaine.*

Des solutions ? Planifier des sorties pendant le weekend, ne pas céder à la léthargie dominicale, retrouver famille et amis et si par magie, vous avez la chance d’aimer ce que vous faites, ce serait parfait. Ne pas oublier, évidemment, d’éloigner les objets tranchants et contendants de votre vue, les dimanches et lundis. On ne sait jamais quand les idées noires peuvent vous assiéger !

*https://www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/29349806/

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