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Tragédie des nouveaux nés: l’urgence de désinfecter l’hôpital public

Onze nouveaux nés sont décédés en 48h dans un même service de néonatologie à Tunis, a annoncé ce matin, le Ministère de la Santé.

Selon la Société Tunisienne de Pédiatrie, les premiers éléments de l’enquête orientent vers une infection nosocomiale due à l’administration parentérale d’un produit infecté.

La tragédie de trop, annonciatrice de l’apocalypse, dans un système de santé vacillant depuis des décennies. Pourtant, patients et professionnels de santé n’ont eu de cesse de s’alarmer sans que personne ne daigne les prendre au sérieux. Ni les décideurs, ni l’opinion publique, ni les journalistes n’ont pris le sujet assez au sérieux ni n’ont oeuvré pour le sauvetage d’un navire en plein naufrage.

Aujourd’hui, on récolte les fruits macabres de notre échec collectif.

Ce qui est prévisible, c’est que les autorités cherchent un bouc-émissaire, qu’ils le sacrifient sur l’autel de l’opinion publique, pour refroidir le vif émoi que nous connaissons aujourd’hui, que l’amnésie frappe l’ensemble de la société et qu’on oublie que le système de santé est défaillant à tous les niveaux et que des mesures profondes de sauvetage doivent être prises.

Si une telle tragédie se produit dans un grand centre de la capitale, nous pouvons imaginer ce qui peut se passer dans des hôpitaux périphériques des régions de l’intérieur du pays, plus désœuvrés.

Il faut bien entendu juger les responsables de cette catastrophe mais si on se limitait à des mesures ponctuelles rien que pour faire taire les voix indignées, on sera voué à revivre des épisodes similaires.

Un traitement symptomatique peut suffire à faire baisser la température d’un corps fébrile, mais à défaut d’un traitement étiologique, le mal continuera d’évoluer inexorablement.

Que ces petits anges reposent en paix. On doit se battre pour que plus personne n’ait à subir ce triste sort.

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